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Nous retranscrivons dans son intégralité le courrier d'un de nos amis, Monsieur PAUL CHEVRIER, garde champêtre (SNAGCC- entente  de police rurale)

Ce garde champêtre a beaucoup oeuvré  et continue encore pour la reconnaissance de nos statuts, de notre particularité et de notre indéniable  et évidente utilité...

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PEONE,  Valberg, le 12 Février 2012 

 

 

à l’attention de  Mesdames et Messieurs les députés de la République,

 Signataires de la proposition de loi n° 4053 enregistrée le 7 décembre 2011 - visant à rendre obligatoire le port d’arme des policiers municipaux. 

Madame,  Monsieur le député, 

Nous prenons connaissance de la proposition de loi  déposée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Proposition qui reçoit notre adhésion pour les agents de la Police Municipale. 

Dans l’exposé des motifs notre attention a été attirée par le propos « ….a suscité l’émotion de l’opinion publique qui a pris conscience que nos policiers municipaux n’étaient pas toujours simplement des gardes champêtres, mais de véritables policiers, pouvant être mis en danger et risquer leur vie pour la sécurité des populations. » 

 

Nous nous apercevons que dans les rangs de l’Assemblée Nationale l’ignorance reste toujours de mise sur notre métier pluriséculaire et bien actuel. Ce malgré le rapport de Feu Monsieur le Préfet Jean Ambrogianni, qui rapporta avec fidélité la situation des près de deux milles gardes champêtres territoriaux. Nous n’allons pas nous étendre sur le dualisme identitaire de la filière sécurité de la fonction publique territoriale, autant que sur les qualités intrinsèques de chacune de ses composantes, opposées et par réplique dans le partage des compétences et leur qualité judiciaire.

De savoir que dans nos rangs notre collègue Colette DESSEIN (GCT de Autrey-les-Gray 70), décéda tragiquement le 30 mai 2007, dans l’exercice de ses fonctions de garde champêtre,  pour protéger des enfants. Ce sacrifice ultime fut honoré par notre Président autant que par l’ensemble des agents territoriaux. 

Le garde champêtre quoique oublié et occulté de nos instances gouvernementales, reste un policier à part entière. Gardien désigné de la ruralité auprès des gendarmes, et autres fonctionnaires de l’Etat,  pour en réprimer les incivilités autant que de rechercher et constater les délits et contraventions de son ressort. 

 Nous ne sommes en rien des « sous policiers municipaux », bien au contraire, alors que les agents de la Police Municipale ne sont détenteurs que des deux tiers de nos prérogatives, autant que nos  légales possibilités d’armement en 1° et 4° catégories, sans autre contrainte que le bon vouloir de l’élu employeur.

Ce qui restent pour le moins enviable de nos collègues de la Police Municipale qui le revendiquent. Les risques  afférents à notre métier de policier rural,  restent bien réels et quotidiens, tant dans le domaine de la police rurale, municipale, que l’exercice des polices spéciales : de la chasse, de la pêche et de la préservation du patrimoine naturel.  

Nonobstant que le Garde champêtre agit souvent seul dans son action policière de surveillance générale. 

Il reste dommageable que des élus de la République, sous évaluent des fonctionnaires territoriaux qui luttent pour le devenir de leur métier, pour la reconnaissance et surtout la parité dans le principe républicain de l’Egalité

Le garde champêtre contemporain exerce sciemment son métier au présent et reste soucieux de son avenir, ce malgré  que le Gouvernement vient une nouvelle fois d’accroître ses prérogatives dans le domaine de la police de l’eau et de l’environnement.  

Garde Champêtre Chef Principal, chef de poste intercommunal de police rurale en montagne  (Parc National du Mercantour), depuis plus de douze ans, je suis également ancien sous-officier d’active de la Gendarmerie Nationale, référent, intervenant pour les deux cadres d’emplois : des agents de la Police municipale et des Gardes champêtres territoriaux auprès du CNFPT. 

Actuellement en intervention auprès de la promotion de formation initiale d’application des gardes champêtres à Amiens (Somme), je vous informe que les stagiaires ont été à juste titre, très offensés de ces propos. 

Nous avons l’honneur de vous demander de rectifier  ceux-ci afin de rétablir l’honneur des citoyens gardes champêtres contemporains à sa juste place, ce dans le respect de leur Institution chargée d’histoire et d’autant de noblesse. 

Espérant être entendus, nous vous prions, Madame, Monsieur, le député de la République, de recevoir nos sincères et respectueuses salutations, et de croire en notre dévouement patriotique et républicain.  

Le GC major  Paul CHEVRIER, 

Secrétaire général national du SNAGCC – Entente de Police Rurale 

Chef de poste intercommunal de police rurale - Gardes champêtres 

Intervenant référent professionnel au CNFPT- filière Police  

Adjudant (CRH) de réserve Gendarmerie. 

 S.N.A.G.C.C. -   Entente de Police Rurale

Les Genévriers B - 3 route de Chastellan - 06470     PEONE VALBERG 

Tél. : 06.12.99.23.75    Fax : 04.93.02.57.97 

www.garde-champetre.info       

www.police-rurale-valberg.fr.gd

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